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    October 19

    Qalbi

     

     

    QALBI*

     

     

     

    L’aube cueille comme un fruit sur l’herbe,

    Le lourd sommeil des maisons pleines.

    La rosée apaise comme une larme de sang,

    Le blé brûlé des terres blêmes.

    Le vent souffle comme une histoire éternelle,

    L’ardente chaleur des peuples arabes.

     

    Ô fils, réveilles-toi, le jour se lève… Inch’allah…

     

    Le soleil perce dans la poussière,

    Les yeux gourmands de ces fantômes,

    Les bouches humides de ces fidèles.

    Le temps, lui, engloutit dans le tumulte,

    Les voix mélodieuses de ces marchands,

    Les pas alanguis de ces flâneurs.

     

    Ô fils, reviens-moi, le jour s’achève… Inch’allah…

     

    La nuit révèle comme un filtre magique,

    Le désir secret des paupières fermées.

    La lune embrase comme un feu de passion,

    Le trouble sensuel des corps mêlés.

    Le rêve exaspère comme un soupir haletant,

    La pointe fragile des seins nourriciers.

     

    Ô fils, reste-là, le jour disparaît…. Inch’allah…

     

     

    Epra

     

     

    * mon coeur en arabe

     

     

    photo

     

     

    June 01

    .... Ca sera nous....

     

     

    … Ça sera « nous ».....

      

     

    L’attente silencieuse des mots,

    Fertilise mon imagination.

    Douces torpeurs, que celles,

    De tes paroles prisonnières.

     

    Verse sur mon corps ce miel,

    Nourris-moi, remplis-moi,

    De ce supplément d’âme !

    Succombe enfin à cette gourmandise !

     

    Don de soi, partage d’essences,

    Tu deviens Ma Douceur,

    Mon calvaire, mon parjure…

     

    Mélange d’envies, tout est fou,

    Toujours plus fort, encore,

    Mais il en restera, NOUS…

     
     
    Epra


    May 07

    CHUT !

     
     
     
    Chuuuttt !!!
     
     
     
     
    A une douce image,
     
     
     
     
     
     

    Tes paupières de cires s’enveloppent,

    Du sommeil profond des anges.

    Ton souffle, lui, brise les silences.

    Silences de porcelaine ou silences glacés ?

    En un instant, tu troubles le vol du temps…

     

    Un moment de toi,

    Saccades de mon cœur,

    Terrible rêve figé,

    Que ce secret familier…

     

    De tes lèvres entrouvertes,

    Donne-moi ses espoirs désirés !

    Des mots doux pas encore prononcés,

    Aux baisers maintes fois sublimés.

    Fige dans mon âme, ces escapades prisonnières… !

     

    Un soupir de toi,

    Transperce mon envie.

    Horrible doux besoin,

    Que de te contempler….

     

    CHUT ! Un ange dort…

     

     

    Epra

    April 11

    L'Amoureuse

     
     
    L'amoureuse
     
     
     
     
     
     
    "Elle est debout sur mes paupières
    Et ses cheveux sont dans les miens,
    Elle a la forme de mes mains,
    Elle a la couleur de mes yeux,
    Elle s'engloutit dans mon ombre
    Comme une pierre sur le ciel.
     
     
     
    Elle a toujours les yeux ouverts
    Et ne me laisse pas dormir.
    Ses rêves en pleine lumière
    Font s'évaporer les soleils,
    Me font rire, pleurer et rire,
    Parler sans avoir rien à dire."
     
     
    (Paul Eluard)
     
     
    April 02

    L'arabe-sque

     
     
     
    L'Arabe-sque
     
     
     
     
    à ma douc' heur',
     
     
     
     
     

    Il sème les sentiments…

    Moi ? J’égraine des mots…

    La ligne sinueuse de ses lèvres promet,

    D’invariables voluptés célestes.

    Et le charbon de ses yeux invite,

    Aux plus insolents abandons.

     

    L’arabesque poursuit la toile,

    Dans l’arrondi, plein de voiles.

    Va-t-elle enfin se pencher,

    Sur mes envies de péchés ?

    J’aime tant ses dures rondeurs,

    Pourtant ce n’est pas encor l’heure.

     

    Il cultive les silences…

    Moi ? J’entretiens des maux…

    La courbe de ses pensées épouse,

    Ostensiblement mes volutes glacées.

    Ses paroles insoumises figent,

    Mon âme dans une drôle d’attente.

     

    Arabesque ! Ne fais pas ta mignonne !

    Laisse-toi faire, petite lionne !

    Embrasse ma torturée impatience,

    Abandonne ta raisonnable science !

    Sème et cultive autant que tu veux !

    Moi ? J’égraine et entretiens cet amour valeureux.

     

     

                                                              Epra

     
     
     
     
    March 02

    ELLE

     
    Texte ancien .....
     

    ELLE

    Elle, elle voulait rester innocente
    Croire en l'avenir, croire au bonheur
    Elle ne vivait que pour les autres et que par les autres
    Pour elle, les Hommes étaient merveilleux, plein d'espoirs.

    Elle, elle voulait rester innocente
    Croire en la magie, croire que tout était possible
    Elle riait, souriait, parlait aux inconnus qu'elle croisait
    Pour elle, chaque individu était un ange envoyé de Dieu.

    Mais pendant une journée pluvieuse
    Elle se mit à réfléchir
    Elle s'évoquait ce qu'elle avait fait de sa vie
    Elle pensait: "Qu'est ce qu'on a fait pour moi"?

    Et pendant une journée brumeuse
    Ses idées s'obscurcirent
    Elle se perdit dans ses sourires, dans ses bonnes intentions
    Elle ne croyait plus en eux.

    Pendant une journée glaciale
    Elle s'enferma dans son monde
    Avec pour seule amie sa solitude
    Elle, elle voulait juste rester innocente.

    Epra

    Toi

     
    Ceci est un ancien texte écrit il y a neuf ans....
     
     
     

    TOI

    Toi, qui veux jouer à tromper les autres
    Toi, qui aimes le regard des autres
    Toi, qui as une carapace sur le dos
    Apprends que même les personnes les plus détestables attirent les sympathies.
    Toi, qui veux rester toujours seul
    Toi, qui te conduis comme un ermite
    Toi, qui te fous des autres et des malheurs d’autrui
    Sache qu’où tu iras, il y aura toujours quelqu'un à tes côtés.
    Toi, qui possèdes une intelligence rare
    Toi, qui souris parfois
    Toi, qui peut-être doux parfois
    Toi, tu le sais que tu te mens.
    Même en te cachant derrière ta méfiance et ton armée de défenseurs,
    il y aura toujours quelqu’un qui te reconnaîtra.
    Et là, tu seras perdu, mais tu sauras au moins… Que c’est TOI.

    Epra

     
    February 04

    Je t'aime : enfin je crois

     
     
    "JE T'AIME, JE T'AIME PAR-CI PAR-LA"
     
     
     
     
    "Je t’aime plus que tu ne le penses, mais je sais que je mens :
    accepte le quand même ; il fait du bien quand on l’entend :

    je t’aime !

    Éperdu mènent.

    Avec ou sans le temps !

    Pourtant,
    Mon corps est blanc, sur un lit vert de sang !
    Que se passe-t-il ?

    Je t’aime !
    Mais, peut être pas pour très longtemps :
    Qu’y – a-t-il ?

    Qu’importe si l’amour est imaginaire ; s’il est un rêve béant,
    Qu’importe si l’amour’ est le vent :
    Je crois qu’il vit quand même dans quelques tournants.
    Non ; je mens !

    J’ai cousu d’un fil ce sentiment,
    Sur lequel on croit tout construire,
    Mais bien évidemment,
    L’amour est là pour détruire !

    Je t’aime, croit en au moins le son :
    Mais ne t’étonnes pas si tes mains se défont !
    Le mensonge n’est rien d’autre que la raison !

    Je t’aime toujours à fond !
    Mais jamais assez pour rester !
    Alors je mens même sous couvert de la vérité !
    L’amour est mort ! L’amour n’est pas profond !
    Il est la surface et l’apparence :
    Le miroir qui ne renvoie aucunes espérances !

    Je t’aime, je t’aime, par ci par là !
    Je t’aime et j’ai froid !
    "
     
     
    (
    son blog (à visiter, Attention ! Talent !): http://pbase.com/sushislee
     
     
     
    January 04

    Il avait les mots

     
     
    Je mets ici un texte, ré-écrit..... d'une chanson (Shérifa Luna : "Il avait les mots"). Elle n'est pas ce que je souhaitais en faire, elle ne dit pas ce que je voulais en dire. Un peu de moi, un peu de toi, mais beaucoup de déformation et de non-dit. Texte dédié aux frustrations, dont tu m'as laissé...
     
     
    Il avait les mots
     

     

     

    Il était vraiment, plus taré que moi,

    Je suis tout bêtement, tombée dans ses bras.

    Par lui j’ai découvert, ce monde encor’ inconnu,

    Il semblait si sincère, m’en a mis plein la vue.

    Mais ce qui m’dérangeait, c’est qu’rarement il m’appelait,

    Ni n’répondait, à mes désirs si secrets…

     

    Il avait les mots justes,

    Il avait des doux rêves.

    Je m’voyais déjà,

    Sa reine de Sabat.

    Il avait les mots,

    M’a rendu accro.

    Je voyais déjà,

    L’avenir dans ses bras.

     

    Je n’avais plus d’autres envies, que d’penser à lui,

    Même si je sentais, que son cœur était pris.

    Il se perdait, dans c’ qu’il me racontait.

    Ne faisait pas, tout c’qu’il me disait.

    Pourtant j’m’voyais déjà, sa reine de Sabat.

    Pourtant je voyais déjà, l’avenir dans ses bras.

     

    Je l’ai suivi, dans toutes ses folies,

    Servante, amante, amoureuse transie.

    Pendant tout c’temps, j’étais dans l’faux,

    Pendant tout c’temps, il m’a menée en bateau.

    J’me voyais déjà en reine de Sabat.

    J’me sentais déjà entourée de ses bras.

     

    J’ai croisé Amour, qui de suite m’a avouée,

    Je n’étais pas la première, avec qui il s’amusait.

    J’ai croisé sa Foi, qui de suite m’a confessée,

    Je n’étais pas la première, à exaucer des prières.

    Il avait les mots justes, il avait des doux rêves,

    Mais son cœur refusait de me donner sa sève.

     

    Epra (03/01/08)

     

     

    November 30

    L'Intelligentsia

     

    Edouard Thierry, 21 ans, étudiant en Sciences Po à Toulouse, îlien d’origine(d’île de France), installa son territoire à côté du mien, rue du 11 novembre (résidence Aragon). Depuis le début de l’année, on se donne une guerre d’esprit sans fin. Il enrôle tour à tour nos camarades, et se joue de moi : pique mes affaires, veut me faire croire des absurdités … Il a pour compagnie de jeu, son acolyte préféré Farzad Joomun, îlien lui aussi mais de Maurice...

    Edouard, un savoureux mélange d’intelligence, de perspicacité, d’observation, de calculs et de séduction. Manipulateur et pervers à souhait, il gobe la confiance des autres et te piège...

    Mais, c’est sans compter sur mon réseau d’espions et ma méfiance à point nommé. Je lui survis !!!!

     

    Ce poème lui est dédié. Sans rancune Edouard !

     

     

     

    L’Intelligentsia

     

     

    A Edouard Thierry, mon voisin,

     

     

     

    Elle a quelque chose dans la voix,

    Un grain roque, une poussière mélodieuse,

    Et en un tour de châtiments[1], là voilà,

                                                   Railleuse.

     

    Elle a un charme détonant,

    Un rictus sacrifié, un regard velouté,

    Et en un tour de charogne[2], là voilà,

                                                   Vilaine[3].

     

    Elle a un casque visionnaire,

    Un geste calculé, un désir deviné,

    Et en un tour de merdre*[4], là voilà,

                                                   Derrière.

     

    Elle a une passion intellectuelle,

    Une mémoire postit*[5], une mine[6] acérée,

    Et en un tour d’épinard[7], là voilà,

                                                   Séductrice.

     

    Intelligentsia, victime ou bourreau,

    Amère et pourtant si sucrée,

    Sur le pallier, tu fus ma meilleure,

                                                   Ennemie.

     
     
    Epra

    [1] Référence aux Châtiments, de V.Hugo, un de tes poètes préférés.

    [2] Référence à « La charogne », in Fleurs du Mal, de C.Baudelaire. Ton poète préféré ?

    [3] Terme utilisé par ton « amoureuse » Nathalie et dont tu as voulu réutiliser.

    [4] Néologisme inventé par A.Jarry dans Ubu roi. Ton livre de prédilection.

    [5] J’aurai du te nommer « Monsieur postit »… Tes livres en sont habillés.

    [6] Je te laisse le soin d’en décider le sens : métonymie d’un crayon à papier ou mine = visage ???

    [7] Pas besoin d’expliquer…. Ton appartement en garde l’odeur. ;-)

     

     

    October 15

    Mélodie

     
     

             Tu dois savoir, Mélodie.

             La plume noire s’en va,

             L’encre glisse, s’écoule, grise,

             Sous ta bile ocre, Mélodie.

     

     

             Abandonnez-la, Euterpe*, Erato** !

             Vos chaînes dorées l’abîme,

             Sa chair tendre et molle, tremble,

             Sous les lyres funestes des muses.

     

     

             Tu dois vivre, Mélodie.

             Omets, tes souvenirs brisés.

             Crée une gamme nouvelle, blanche !

             Que tes notes palpitent enfin sous tes doigts.

     

    * Euterpe, muse de la musique.

    ** Erato, muse du lyrisme, de la passion amoureuse et de l'érotisme.

     

     

     

    Epra

     

    August 27

    La grande dame !

     
     
    LA GRANDE DAME 
     
     
     

    Petit hommage à ma Ville natale, Rodez, Rodès, vers qui je me tourne lorsque ailleurs j’étouffe.

     


      Telle une mère,
    Tu m’as protégée.
    Entre tes remparts, guidée,
    Tu m’as prise en ton sein,
    Et de ton histoire, nourrie.

    Telle une confidente,
    Tu m’as accompagnée.
    Entre tes étroites rues,
    Sur tes vieux pavés,
    Je suis devenue femme.

    Telle une étoile,
    Tu m’as éblouis,
    Entre tes jeux de lumières,
    Pour devenir ma source,
    Rodez a une grandeur d' âme.




    August 13

    Coeur Améthyste

     
    Texte écrit un soir de solitude... Assise, devant une bougie, la flamme semble vivre et me parler..... Une pensée : flamme vive.... Poème tissé au fil de la lumière des souvenirs....
     
     
     

    Dans mon cœur froid,

    Gèle la mèche d’Amour,

    Et un beau jour,

    Elle vacilla d’émoi.

     

    La flamme morte rougît,

    Sous les belles promesses,

    D’un avenir plein d’ivresse,

    Quand d’un baiser pris…

     

    … Au coin de mes lèvres,

    Blanches, puis rosâtres,

    Prise d’une humeur folâtre,

    La flamme trembla de fièvre.

     

    A peine éclose,

    La mèche flamboya,

    Vive et…dansa,

    D’un appétit morose.

     

    Car dans mon cœur chaud,

    Brûle la mèche passionnelle

    Et telle une hirondelle

    Elle mourût trop tôt.

     

    La flamme vive s’éteignit,

    Sous les criantes absences,

    D’une âme sans essence,

    Quand d’un mot dit…

     

    … Souffla cette étincelle,

    Grise, puis noirâtre,

    Agonisante dans l’âtre,

    La flamme perdit ses ailes.

     

    A son paroxysme,

    La mèche s’effrita,

    Et de la cendre tomba,

    Dans mon cœur d’améthyste*.

     

     

    * Améthyste : pierre utilisée pour se protéger contre l'ivresse, symbole de sincérité et sobriété.

     

      Epra

     

    August 06

    Dérive onirique

    DERIVE ONIRIQUE

     

    Allongé, presque nu sur ton lit de candeur
    J’ai souri en dedans quand d’un geste serein
    Tu nouas de rubans mes poignets en douceur
    Pour perpétuer sans mots ton viol adultérin.


    Me voici crucifié, un drap couvrant ma hampe
    Tu te tiens à l’envers, tes talons en aiguilles
    Encadrent mon visage et me griffent les tempes…
    Ta robe relevée agace ma pupille.


    Ton bassin doucement au dessus de mes lèvres
    S’affaisse avec langueur au souffle de ma bouche
    Le parfum de ta peau me donne un peu la fièvre
    Soudain tu te dérobes quand ma langue te touche.


    Des perles de désir irisent ta corolle
    Un nectar d’amertume abreuve mon envie
    Je récolte les larmes de tes dérives folles
    Quand tu me laisses enfin me nourrir de ton fruit
    .

    Frank  Vassal
    écrit le 8 Août 2003

    (ãtous droits réservés le monde de Zébulon)

    Poeme venant du site : http://users.skynet.be/fabicassa/lespoetes.htm 

    August 05

    Histoire D'émoi (des "moi")

            
     
    .... à Moi, à Toi, à Vous, à Nous 
     

     

     

    J’ai appris à comprendre… à te saisir dans tout ton existentialisme.

    J’ai appris à m’effacer… j’éponge tes doutes…tes joies… tes pensées… tes folies… Et même moi ?

    J’ai appris à deviner… j’aspire tes attentes… tes désirs… tes envies… tes phantasmes… Et même moi ?

     

    Je ne suis qu’un petit bout de toi, alors m’aime(s) moi !!!!

     

    De toi, j’ai tout accepté… l’amour, la fuite, le rire… et toute la suite.

    De vous, je me suis créée… mon attente, ma vision, ma joie… et toute ma déraison.

    De nous, j’ai tout rêvé… la jouissance, le partage, la vie… et même ton visage.

     

    Je ne suis qu’un patchwork du monde, donc  m’aime(z) moi !!!!

     

    Aime les autre, Accepte-les !

    Prends-les tels que tu les vois !

    « Tais-toi et tolère », dirait Soumission !

    « Découvre et apprend », ajouterait Sagesse !

     

    Partir loin de Moi

    Se découvrir en Toi.

    Mourir en Toi,

    Pour renaître en Moi.

     

    Je t’aime, Je m’aime, Tu m’aimes ou Tu t’aimes ? …. Toi, Moi, je ne sais plus, tout se confond.... Mais m’aime(s) moi autant que je t’aime toi !!!

     

     

    Epra

    July 11

    Tout à l'heure

     
     
    Parce que desfois on aimerait écrire des choses qui ne viennent pas..... parce que desfois les autres le font si bien à notre place.... Merci Aurélie de ce chef d'oeuvre....même si nos émotions et nos objectifs sont différents.... Tu es mon âme-soeur .....
     
    "Est-c’que tu m’aimes ?
    - Tout à l’heure…
    Est-c’que j’te manque ?
    - Tout à l’heure…
    Est-c’qu’on se voit ?
    - Tout à l’heure…
    Est-c’que tu veux… seulement… de moi…

    Est-c’que tu m’rêves ?
    - Tout à l’heure…
    Est-c’que j’te plais ?
    - Tout à l’heure…
    Est-c’qu’on s’appelle ?
    - Tout à l’heure…
    Est-c’que tu es… seulement… à moi…

    Je n’manque à personne
    Et je m’en aperçois…
    Mais toi, dis-moi si ça se voit,
    Dis-moi que je fais, fausse donne.


    Est-c’que tu m’chantes ?
    - Tout à l’heure…
    Est-c’que j’te sors ?
    - Tout à l’heure…
    Est-c’qu’on s’affiche ?
    - Tout à l’heure…
    Est-c’que tu veux… un peu… de moi…

    Est-c’que tu m’cherches ?
    - Tout à l’heure…
    Est-c’que j’te sers ?
    - Tout à l’heure…
    Est-c'qu’on s’en va ?
    - Tout à l’heure…
    Est-c’que tu es… un peu… à moi…

    Je n’manque à personne
    Mais je m’en aperçois…
    Et toi, dis-moi si ça se voit,
    Dis-moi que je fais, fausse donne.

    Je n’manque à personne
    Et je comprends très bien,
    Que « tout à l’heure » pour toi n’est pas « demain »
    Mais « hier »…
    ...Hier…
    …Aphone…
    ...
    "
     
    Aurélie, que vous trouvez sur www.brouillondecriture.com ou sur son magnifique blog http://orly.over-blog.com/
    June 11

    Ebauche...


    Liens illisibles...nuisibles...
    sous cette lune de velour...attirante...palpitante....
    vibrant sous tes doigts fuselés...bel ange endormi...
    aux yeux d'ébène ...fleuris... ce doux rêves....
    élèves toi ...parmi les cieux....mon âme succombe....succube....

    Epra

    L'éphèbe


    Ephèbe aux yeux de miel,
    Coule de ta jeunesse mon fiel.
    Ephèbe aux fils d'ébène,
    Tisse de ton sourire ma haine.

    Si Adonis avait un fils,
    De ton nom, il lui ferait don.
    Si Cupidon tenait un canon,
    D'Atlantis, sortirait un lys.

    Jeune Apollon, écoute ma prière !
    Laisse ton coeur s'enivrer,
    Laisse flétrir ce lierre.
    Avance d'un pas et je te guiderai !


    Epra

    p.s : un tantinet mievreux, je vous l'accorde.....
    April 23

    Le Tableau

     

    Bleu, rouge, noir, blanc,

    Et tout devient vivant…

    Une touche grise, une touche sombre,

    Et tout devient morose…

    La vie se meut, elle tremble,

    Et tout se rassemble…

     

    Bleu, le regard mielleux se transforme.

    Sa profondeur glacée fige l’oeil naïf,

    De celui qui contemple,

    La pupille obsessionnelle et se cambre,

    Sous les touches de couleurs bleutées,

    Du peintre créateur prisonnier du miroir.

     

    Rouges, les lèvres vermeilles s’entrouvrent.

    Sa douceur acerbe courtise les contours,

    De celui qui parle,

    La bouche gourmande et se mord,

    Sous les touches de couleurs rougeâtres,

    Du peintre créateur prisonnier du désir.

     

    Noire, l’âme mystérieuse se dévoile.

    Sa clarté obscurcie dérange la tranquillité,

    De celui qui aime,

    La psyché tortueuse et se glisse,

    Sous les touches de couleurs noirâtres,

    Du peintre créateur prisonnier du double.

     

    Blanche, la toile fantastique se vide.

    Sa douleur innocente absorbe la vitalité,

    De celui qui caresse,

    La soie joyeuse et se fond,

    Sous les touches de couleurs inexistantes,

    Du peintre créateur prisonnier du moi.

    edith (Epra)

    April 03

    foutue journée

    Plein la tête, prise de tête, j’aimerai qu’ça s’arrête.

    Ça fait « Boum Boum », tout me saôule.

    J’réponds : « Tais-toi ! Tu m’épuises, réalises... Faut que j’prenne la fuite ! ».

     

    Ça fait « Tic Tac » tout m'attaque.

    J’en ai marre, j’veux que ça m’lâche, détache les amarres !

     

    Ça fait « Bang Bang », mais bon sang.

    Faut que j’détale, j’ai mal, la folie m’réclame !

     

    Sans un bruit, tu glisses, au cœur des mélisses. Et dis :  « merci ! à ceux qui s’contenteront d’esquisses. »

     

    Plein la tête, prise de tête, j’crois que ça y est….. ça s’arrête !!!

    edith