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日志


7月29日

Le jeu mortuaire

 
 

Antre deux maux

 

 

 

 

Une larme :

"La paupière se ferme, je tombe,

Sur le satin, je roule, glisse,

M’enfonce dans un univers trouble,

Culbutée par des aspérités striées."

 

Une femme :

"J’ai mal ! Le sang coule !

Tes mots fustigent mes sens,

Ton regard immole mon être,

Tu cisailles mes poignets.

Prisonnière de ton membre,

Tu déchires mon ventre."

 

La larme :

"Le terrain se veut âpre.

Je contourne la peau bombée.

Le cœur cogne, je tremble.

Le chemin tortueux me déforme."

 

La femme :

"J’ai peur ! Des cris étouffés !

Ton souffle, ton haleine, fétide,

Ta sueur, ton odeur, acide.

Tes grognements, tes râles, animal,

Recouvrent la fraîcheur de mon visage,

Tu suces mes espoirs de vie."

 

Le Choeur :

"Le corps devient multicolore :

Des traces rouges, des tâches bleues,

La chair morte se livre, se vide,

Je m’écrase et meurs…"

 

Epra

 

 

larmes

 

 

J'explique ! En fait je voulais faire une sorte de poème à double voix.. : la voix d'une larme qui coule le long du visage etc et la voix d'une femme qui se fait maltraiter (sexuellement parlant)....

La dernière strophe essaie de réunir les deux voix en une seule expression : celle de la mort....

Par contre, je n'arrive pas à trouver de titre accrocheur, si vous avez une idée..... Merci

 




7月1日

Délectables frustrations

 
 
 

Délectables frustrations

 

 

 

 

A toi,

 

 

Une légère envie d’Amour…

… Et tes yeux d’encre me dépouille…

Les bras emprisonnent mon corps…

… Frisson d’un danger imminent !

 

Une légère envie de mordre…

… Et ta bouche lacère mon cou…

Les doigts s’enfoncent dans ma chair…

… Goûte au plaisir agonisant !

 

Une légère envie de violence…

… Et tu maltraites mon ventre…

Les souffles roulent vers la p’tit’ mort…

… Arrache les cris au-dessus des toits !

 

Une légère envie de posséder…

… Et tu t’en vas ? Mais pourquoi ? …

Les mots murmurent à mes lèvres…

… Oublie ! Il n’est pas à toi !

 

 

Epra

 

3月9日

Attente à deux voix

 
 
Attente à deux voix
 
 
 
 
 

J’ai envie de peau,

De moiteur et de fièvre.

J’envie cette douceur,

Qui coule dans la sève.

 

-         Attends un peu, mon Amour...

 

J’ai envie de goûter,

A ces délices suprêmes.

J’envie ces soupirs,

Qui résonnent dans « Aime ».

 

-         Ne sois pas si pressée, mon Amour.

 

J’ai envie de félicité,

D’improbable et attendue moitié.

J’envie enfin, ces êtres,

Qui savent se conjuguer.

 

-         Alors viens, demain, mon Amour !

 
 
Epra
 
 
3月8日

Le stupre textuel

 
 
Le stupre textuel
 
 
 
 
Le livre est un objet intime,
Il est aussi objet de luxure.


Sa couverture colorée, chaude exacerbe la gourmandise.
Sa chair lisse, blanche frisonne sous les secrets.
Ses aspérités noirâtres promettent mille et une expériences.
Son parfum boisé enivre les prochains voyages.
Partenaire de tes jours ainsi que de tes nuits,
Ami de tes folies, amant de tes lubies.
Amoureux fantasque, il nargue le Temps.


Il t’enveloppe sous des traits sulfureux.
Tu caresses ses contours, et,
Les feuilles gémissent sous la peau.
Tu salives sous ses pages, où,
Tes doigts laissent leur empreinte.
Puis, tu te laisses choir, repue de plaisir,
Sur le coussin velouté du stupre textuel.
 
 
Epra
 
 
La_femme_qui_lit_dite_la_Liseuse_-_DS
 
La femme qui lit, dite la Liseuse
© RMN, photo Hervé Lewandowski.

 ( http://www.canalacademie.com/Jean-Jacques-Henner-le-dernier-des.html)

 

3月2日

La Prostituée

 

 

LA PROSTITUEE

 

 

 

Tu la regardes, la dévores,

Derrière cette maison close.

Elle passe un doigt humide,

Sur sa bouche rouge vive.

Elle t’a vu et minaude.

 

Penche la tête et sonne !

 

Elle a trouvé un nouveau roi,

Ce rôle sera pour toi.

 

Elle ouvre ses cuisses, grasses,

Tes pupilles se contractent.

Tu gémis et l’emmènes,

Sur ce trône sale,

Usé par tant de râles.

 

Prends-la et abuse !

 

Elle a trouvé un nouveau roi,

Ce rôle est à toi.

 

D’un coup de braguette,

Tu lui offres ton sceptre.

Elle l’engloutit, le caresse,

Et à deux mains le serre.

Maintenant, le pouvoir est à elle.

 

Soumets-toi et paie !

 

Elle a trouvé un nouveau roi,

Ce rôle n’est plus à toi.

 

Elle commande telle une reine.

Te fait jouir et t’éjecte.

Petit esclave, petit homme,

C’est la maîtresse de la chair,

Toi, le serf de la queue.

 

Abandonne et va !

 

Elle a trouvé un nouveau rôle,

Se foutre de tous ses drôles.

 

 

Epra

 

 

sucette

 

 
 
1月25日

ABCDaire du corps

 
 
ABCDaire du corps
 
 
 
 

            Des paumes tendues pour accueillir,

            Baisers de phalanges qui se nouent.

            Le souffle des peaux cristallise,

            La moiteur d’une envie enfantine.

 

 

            Des lèvres ouvertes pour dérober,

            Les caresses en bouche du péché.

            La douceur des papilles s’enroule,

            D’un jus de folie plein de fougue.

 

            La morale, de ce court récit,

            Va enfin être exposée ici :

           

            Les corps ont leur langage,

            Ils savent en faire bon usage.

            Trahissant les mots de la raison,

            Seul le cœur est en pamoison.

            Esclaves de secrets désirs,

            Maîtres d’impromptus délices.

           

            Vous, qui lisez ceci,

            Je vous en supplie :

           

            Laissez vos corps aller,

            Et le bonheur parler !

 

 

Epra

 

 

images

 

9月24日

Mont de Vénus

 
Tout n'est que paradoxe, double sens, désir et répulsion, envie et dégoût, gourmandise et sobriété....
 
Morsures gourmandes,
Chocolat - amande,
Je croque l'Envie,
Lèvres patiss'rie.
 
 
"J'désire goûter,
Ta peau si sucrée :
Perles anisées,
Et lèvres veloutées."
 
 
Paroles absentes,
De troubles, menthe,
Les moues perdues,
Et les lèvres cousues.
 
 
"Je me fourvoierai,
Si je te disais,
Ne plus aimer,
Tes lèvres tant fruitées !"
 
Epra
 
 
 
7月30日

Sans Paroles

 
Il aurait pu s'appeler "désarticulation".... d'une envie, d'un désir, d'un échange, d'une exploration sans faim/fin de l'autre.....
Le désir nait du manque.....  
 

Elixir, pleins de désirs,

Tes lèvres dansent sur ma peau.

Dépendante de tes douceurs,

Lentement je m’engouffre,

Sans paroles, le plaisir à faim…

 

Tourbillonne, frisonne,

La langue s’enfonce.

Se noyer en toi, pour,

Revivre sous l’extase,

Sans paroles, le temps fige….

 

Mon corps te dit : « ENCORe » !

Tes mains m’répondent : « DẺVORe » !

Ma bouche te crie : « ENVIe » !

Ta voix m’murmure : « AUSSI » !

Sans paroles… Aphone.

 

« Je suis à toi, mais sans toi ».

Baise moi de tout ton saoul !

Ivresse de deux corps fous,

Baignant de caresses mortelles.

Sans paroles et ...Sang….

 

Epra

 
 
1月19日

Le fruit de Bacchus

Ta main caresse ses rondeurs.
Tes lèvres, fiévreuses, s’approchent.
Sa peau est veloutée !
Ta langue, s’enroule, se délie,
Lèche cet élixir qui s’échappe.
Epanche ton ivresse de Bacchante !
Cet hydromel t’emporte,
Au-delà du palais céleste.
Folle de désir, et de gourmandise.
Tu décides de prendre,
A pleine main ce fruit.
Tu le croques à en succomber !

edith

7月30日

JE T'AIME AMOUR

La flamme lèche ta chair déchirée,
Le sang coule le long de ta plaie,
Naissance du mal dans l'obscurité.

La bile noire tisse sa toile,
Te laisse mourir sous ce voile,
Et se nourrit de ta moelle.

Pourtant tu continues à croire,
Que ton corps fleurit l'espoir,
Et ranges le scalpel au tiroir.

L'évidence vient d'éclore,
Une goutte vermeille encor',
Et c'est l'Amour que tu aimes aimer.
 
(edith pradalie)
 
5月14日

La chevelure

La soie ondule sous le vent,
Le rythme voluté s'accélère.
Les boucles virevoltent près de moi,
Elles me claquent, me caressent.
Les fils d'or tissent leur toile,
Sur ton visage de porcelaine.
Elles t'emprisonnent, te lacèrent.
La soie vive se libère.
(edith pradalié)
2月12日

BAISE-MOI !!

Baise moi Shurazin.

Laisse le bien être m'envahir,

Le plaisir m'emporter,

De tes baisers langoureux,

De tes caresses bienfaisantes,

Mon esprit s'évapore,

Mes sens s'envolent,

Dans ce tourbillon sans fin.

Baise moi Shurazin.

Laisse aller nos corps,

Tremblant devant ce désir,

Nos langues se saluent,

Nos pointrines se soulèvent,

Face à ce nouveau combat,

Le rythme s'accélère,

La danse folle à faim.

Baise moi Shurazin

Jusqu'au point de non -retour

Où tu deviendras mien.
(edith pradalié)