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日志


10月6日

ARABICO T1 : LIBERTE

 
 
ARABICO
 
 
 
 
 
Cet auteur toulousain nous présentera son premier album de bande dessinée, Arabico - Liberté, premier tome d’une trilogie, à paraître dans la collection "Quadrants" en août 2009 : "Dans le quartier, on l’appelle "Arabico". Il est français, d’origine algérienne, et il a 13 ans. Un jour, il perd son carnet de correspondance, et surtout la carte d’identité qui se trouvait à l’intérieur. Inquiété par le sort qu’on réserve aux "sans papiers", Arabico prend peur. Il se tait, se cache, s’enfuit... Puis il disparaît ! Liberté, égalité, fraternité : un sujet fondateur et brûlant à découvrir en suivant le jeune garçon, depuis ses rêves jusqu’à ses rébellions."
 
Sortie : Le 28-29 octobre 2009
 
4月19日

LA MECANIQUE DU COEUR de Mathias Malzieu

 
 
 
La Mécanique du coeur de Mathias Melzieu
 
 
 

Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit prendre soin d’en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d’une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve…

 

Un conte initiatique cruel et merveilleux.

 

156 pages de poésie, pure, sobre et pourtant si juste… Des images originales, sombres mais toujours vivantes à nos cœurs… Après avoir découvert ce trésor je ne pouvais qu’en partager quelques étincelles…. Dans tout le livre, voici mes phrases, expressions, idées fétiches…

 

Bonne dégustation !

 

 

Extraits :

 

 

1° (…) ne te laisse jamais tomber amoureux.

 

2° On s’frottera l’un contre l’être à s’en faire cramer le squelette (….)

 

3° Tout le plaisir et toute la joie que l’amour peut faire ressentir se paient un jour ou l’autre en souffrances. Et plus on aime fort, plus la douleur à venir sera décuplée. Tu connaîtras le manque, puis les affres de la jalousie, de l’incompréhension, la sensation de rejet et d’injustice. Tu auras froid jusque dans tes os, et ton sang fera des glaçons que tu sentiras passer sous ta peau.

 

4° Je suis en danger de vie si je ne la revois pas, et, à mon âge, je trouve ça encore plus grave.

 

5° Il y a toujours un moment aussi ridicule qu’agréable où je crois à l’impossible.

 

6° La vapeur, panique mécanique de mon cœur, filtre sous les rails.

 

7° Je ne demande pas un autographe, seulement la lune. Elle et moi lovés dans son croissant.

 

8° Je m’en vais dévorer la lune comme une crêpe phosphorescente en pensant à elle.

 

9° Mais moi je veux sortir de mon enveloppe corporelle, projeter du soleil sur les murs et qu’elle le voie, que ça la réchauffe et lui donne envie de mes bras.

 

10° Je suppose que ton carnet de RDV doit être un pavé en douze volumes… Retrouveras-tu la page où tu as inscrit mon nom ?

 

11° Elle me demande si mes sentiments pourraient être modifiés en cas de changement d’horloge ou s’il ne s’agit que d’un procédé mécanique. (…). Je lui réponds que la mécanique du cœur ne peut fonctionner sans émotions (…). C’est pratique ce machin. Si comme tous les hommes tu te lasses, je pourrai essayer de remplacer ton cœur avant que tu ne me remplaces par une autre.

 

12° Lorsque la grande sensation amoureuse se confirme au-delà du premier éclair, elle débarque comme un paquebot dans une baignoire. Alors, on a besoin de place, de plus en plus de place… On a beau se délecter de la lune, on veut du soleil aussi.

 

13° Son cou est saupoudré de grains de beauté minuscules, constellation descendant jusqu’à ses seins. Je deviens l’astronome de sa peau, fourre mon nez dans ses étoiles. Sa bouche entrouverte me fait loucher, j’ai des bulles dans le sang et des éclairs entre les cuisses. Je l’effleure de toutes mes forces, elle m’est fleur de toutes les siennes. De ses mains coule une douce électricité. Je m’approche encore.

 

14° Ce n’est plus une sauce piquante notre histoire, mais une soupe aux hérissons.

 

15°(…) apercevoir les restes de nos rêves dans les miroirs…

 

16° Je me croyais capable de tout pour elle, d’effriter des copeaux de lune pour pailleter ses paupières (…).

 

 

Epra

 

 

11月27日

La grammaire est une chanson douce

 
A lire..... Un livre pour adulte.... et pour enfant... empreint de poésie et de..... grammaire.....
 
 
 
La grammaire est une chanson douce
 
 
 
 
 

"Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t'aime.
Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps.
Il me sembla qu'elle nous souriait, la petite phrase.
Il me sembla qu'elle nous parlait :
- Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j'ai trop travaillé. Il faut que je me repose.
- Allons, allons, Je t'aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pieds.
Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi.
Tout le monde dit et répète "Je t'aime". Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver.""

 

(Erik Orsenna)

 

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10月20日

Achetez-moi

 
Des racines et des lettres - Tome I

Collectif

La collection « Des racines et des lettres » d’Yvelinédition reprend des textes issus du site internet Brouillon d’écriture® www.brouillondecriture.com, animé par l’association éponyme. Son objet est de recueillir des textes de jeunes fran­co­phones afin qu’ils puissent partager leurs expériences et leurs émotions.

Le but de l’association est de créer une collection de livres regroupant les meilleurs écrits.

L’ensemble de ces écrits deviendra la mémoire de la jeunesse actuelle.

ISBN : 978-2-84668-196-4 - Format 13 x 20 cm - 120 pages - 8 €
 
J'ai l'honneur de faire partie de ce livre alors achetez-moi ;)
 
livre t1
6月2日

"Mon gras et moi"

 
 
"Mon gras et moi"
 
 
 
 
 
 
Je vous annonce la sortie très prochaine (10 juin) de la BD de Gally "Mon gras et moi".....
 
 

aparaitre

 
Ses dessins sont comme une friandise dont on ne se rassasie jamais ! Elle y parle de ses problèmes de poids toujours avec humour, sarcasmes et délectation... Eh ! oui ! Nous les femmes avont un combat régulier avec nos formes, même les plus minces d'entre nous... Gally évoque ses luttes acharnées contre sa gourmandise, sa volonté, son homme qui l'aime avec ses rondeurs tout en l'encourageant à perdre ses kilos... Bref j'adoooooore, une bouffée d'air frais dans ce monde calorique...
 
La sortie de cette BD est aussi attendue que la sortie du film "Sex and the city".... C'est pour dire... à quel point je suis à fond... :-).... Je vous la recommande !!!!
 
 
 
Pour plus de renseignements je vous renvoie sur son blog : http://blogdunegrosse.blogspot.com/
 
 
 
Epra
 
 
3月25日

La douceur des hommes de S.Greggio

 
 
 
 

La douceur des hommes de Simonetta Greggio

 

 

 

« Toute ma vie, j’ai aimé, bu, mangé, fumé, ri, dormi, lu. De l’avoir si bien fait, on m’a blâmée de l’avoir trop fait. Je me suis bagarrée avec les hommes pendant plus de soixante ans. Je les ai aimés, épousés, maudits, délaissés. Je les adorés et détestés, mais jamais je n’ai pu m’en passer… La chaleur des hommes, qui m’a si bien enveloppée, ne fait que me rendre plus odieux ce grand froid qui avance. Il n’y a pas de bras assez puissants pour m’en préserver, dans la nuit qui vient ».

 

Voilà de magnifiques promesses, que nous fait ce livre…

 

Un voyage à travers le temps des souvenirs… Quand on vient à mourir, on se retourne indubitablement vers ce passé tant aimé, tant coloré…

 

Cependant la lecture nous laisse un goût amer, un goût de frustration. Les anecdotes sont croustillantes, vraies mais si peu étayées…. Dommage !!!

 

Dans tous les cas, ce roman est un kaléidoscope de vérités, de sensibilités, et de non-dit aussi…

 

En voici quelques extraits, quelques bons mots... :

 

« Ce ne sont que les premières larmes qui coûtent, les autres ne font qu’apprivoiser le chagrin ». (p12)

 

« Les hommes sont cruels quand ils sont tendres ». (p15)

 

« Il paraît que Lacan, pendant l’un de ses séminaires, a lâché cette phrase : L’amour consiste à offrir quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas ». (p26)

 

« Toutes les femmes le savent, le monde n’a pas été conçu pour elle. Les hommes doivent reconnaître que les toilettes des filles sont souvent un peu – un peu – plus propres que celles des garçons, c’est pourquoi ils les préfèrent. Laissant immanquablement la lunette levée, et du coup quand on la baisse on s’en met plein les doigts. Parce que les garçons croient leur vie durant que ce que leur maman leur a collé entre les jambes est une pompe à incendie, qu’il faut secouer dans tous les sens pour éteindre les flammes ». (p35)

 

« Les années l’avaient… caramélisée, comme une pomme d’amour ». (p 39)

 

« Je déteste les mariages (…). C’est un contrat qui convient aux deux parties pour différentes raisons. Un besoin d’être rassuré… comme si l’amour pouvait être rassurant ». (p44)

 

« Il paraît que les femmes donnent du sexe pour être aimées et les hommes de l’amour pour avoir du sexe ». (p44)

 

« Il faut plus de courage pour être heureux que pour être malheureux ». (p 50)

 

« La faiblesse comme la force est un choix. Une volonté ». (p 59)

 

« L’amour profond et la profonde cruauté seuls peuvent atteindre le noyau de l’être humain : l’un peut t’aider à vivre ou te faire mourir, l’autre te condamne à coup sûr ». (p 65)

 

« Celles (les femmes) qui s’appartiennent peuvent se donner… ». (p 78)

 

« La jeunesse nous tenait lieu d’hygiène, et la beauté, de morale ». (p 82)

 

« Fie-toi à tes instincts, car souvent ton corps en sait plus que ta raison ». (p85)

 

« Parce que, sans y croire, j’y crois. Comme tous, comme personne. Je t’aime, je te jure que je t’aime. Ma douceur, qu’est-ce que je ne ferais pas pour toi… une seule chose : renoncer à ma liberté intérieure, amère et nécessaire ». (p 129)

 

« L’amour n’est donc que dans la distance qui nous sépare ? » (p 135)

 

« Je n’ai rien voulu de ce qu’il aurait pu m’offrir – de peur qu’il ne me l’offre pas ? (p 138)

 

« Je t’aimerai depuis toujours ». (p 144)

 

 

Epra

 
 
3月23日

FREEZE à TOULOUSE

 
 
Une FREEZE à TOULOUSE
 
 
 
 
J'avais précdemment fait un petit post sur le principe de la freeze  :http://ladeglingo.spaces.live.com/blog/cns!D6695BAD190C46B0!1729.entry
 
J'ai l'honneur de vous annoncer, qu'elle est enfin organisée sur TOULOUSE..........
 
 
RDV le mardi 15 avril 2008, à 18h30 précise.............
 
 
 
Pour plus d'info, je vous renvoie à la page sur facebook :"Gelons (let's freeze) la place du Capitole" :http://www.facebook.com/group.php?gid=8488759593
 
Faites passez l'info.......
 
 
 
 
 
3月12日

La Freeze

 
 La freeze
 
 
Le concept est génialissime !!!!
 
      Dans les villes, on ne sait plus profiter, on ne sait plus regarder !!! On marche à 100 à l'heure, on suit le rythme effreiné du monde... On ne prend plus le temps de se poser 5 min et de regarder autour de soi..... De là est né la freeze...... :
 
 
     Parce que l'on court tous les jours comme des fous, parce qu'à l'heure de la globalisation le monde tourne de plus en plus vite et que l'on ne prend pas le temps de se poser 5min, je vous propose que l'on se réunisse tous durant 5min dans un lieu symbolique de la capitale : site officiel de la freeze de Paris :http://tinyurl.com/2g26sy
 
      Voici la vidéo de la freeze de New York :
 
  
 
 
A quand la Freeze à Toulouse, sur la place du cap" ????????????

 



3月6日

Caramel

 
 
Caramel de Nadine Labaki
 
 
 
 Caramel, un film empreint de sensualité et de couleur. Il évoque les femmes....LA femme !!! La femme moderne face à des responsabilités désuètes..... Ce film est touchant, empli de vérité.... Ici, l'affirmation de Simone de Beauvoir prend tout son sens : "on ne nait pas femme, on le devient".... Un film à voir et à revoir !
 
 
 
 
 
2月17日

Critique

 

 

Baise-moi de Virginie Despentes : Du faux et mauvais trash ! ! !

 

 

 

 

 

 

    N’en déplaise à son auteur, ce livre est un très mauvais plagiat du « genre » Bukowski  (Women, Journal d’un vieux dégueulasse, Les Contes de la folie ordinaire etc) et d’Orange mécanique d’Anthony Burgess !

 

   De quoi parle t-il ? …. De sexe, de violence gratuite, d’alcool, de sang, d’armes, de déchéance humaine… Ça pourrait ressembler à du hard, sauf que c’est du hard gâté ! L’ambiance se voudrait glauque, vicieuse, perverse, mais Mlle Despentes n’arrive pas à approcher cet univers, dont seul C. Bukowski en possède la clef voire la subtilité.

 

  Elle crée des personnages féminins d’un vulgaire douteux…. SOIT ! C’est un peu le but du jeu ! Sauf qu’elle ne s’immerge pas totalement dans ce monde d’alcool, d’odeur de sperme et de rouge à lèvre vif… Je m’explique. Lorsqu’elle donne la parole à ses anti-héroïnes, l’auteure utilise à la fois le langage parlé, de rue très grossier et en même temps un vocabulaire très littéraire (genre « nonobstant »)…. De plus, ses personnages qui passent leur temps à boire -je crois que jamais dans le livre elles ne sont sobres-, à tuer, à se faire baiser, trouvent le temps de lire…. C’est énorme quand même ! Nadine, l’une des « killeuses » donne une référence littéraire…. Laquelle ? Je vous le donne en mille ….. de Bukowski -tiens donc, ne serais-ce pas le maître en la matière ?!-…. Bref, le réalisme de ses personnages laisse à désirer.

 

  Son bouquin donne une impression de « trash commercial », de « provocation artificielle ». Elle a peut-être voulu imiter Bukowski, dans son style cru, parlé, parfois vulgaire, dans son ambiance glauque, sale, puant l’alcool, les clopes et les hormones… Puis, elle a dû se dire : « Merde ! Je fais un bouquin, je vais rajouter quelques mots « littéraires », ça fera mieux ». Résultat : c’est naze ! Je déconseille ce bouquin, surtout ne l’achetez pas !

 

   Bon, bon, je dois quand même avouer que dans cette daube, il y a quelques bonnes formules, qui ma foi, rendent le livre appréciable lors d’une attente obligée ; dans le métro, aux toilettes et autres du genre…

 

  J’en ai même fait un relevé. Cela vous évitera de vous taper le bouquin en entier.

 

-         « Il a l’esprit borné et très peu inventif, la mémoire encyclopédique des gens privé d’émotion et de talent, persuadé que donner des noms et des dates exactes peut tenir lieu d’âme ». (p31)

-         « Elle l’aime à bout portant (…) ». (p34)

-         « Elle est surprise d’être aussi vulnérable, encore capable de douleur. Au début, on croit mourir à chaque blessure. On met un point d’honneur à souffrir tout son soûl. Et puis on s’habitue à endurer n’importe quoi et à survivre à tout prix. On se croit endurcie, souillée de bout en bout. L’âme en acier trempé.

Elle observe la salle et l’émotion trouve en elle un endroit intact pour y pleuvoir de la boue ». (p37)

-         « Les gens ça gesticule, ça se frotte, mai c’est rien que du mouvement, ils sont vides. Tous défoncés par la trouille ». (p49)

-         En parlant de « sa chatte » : « C’est comme une voiture que tu gares dans une cité, tu laisses pas des trucs de valeur à l’intérieur parce que tu peux pas t’empêcher qu’elle soit forcée. Ma chatte, je peux pas empêcher les connards d’y rentrer et j’y ai rien laissé de précieux… ». (p57)

-         « Son corps est encombrant, elle est enterrée vive sous lui ». (p246)

 

    Peut-être avez-vous vu le film (eh !oui ! elle a osé – en faire un film- !)…. Pour ma part, je ne chercherai pas à le voir, j’aurai trop peur de regarder un mauvais film porno…

 

 

 

Epra

 
 
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2月5日

Le cul et la religion !

 
 
ZOLA, L'HUMANISTE
 
 
 
 

Zola, avec le cycle des Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire, entreprend de décrire tous les milieux sociaux et de montrer comment se transmet et se transforme dans une famille une même tare génétique. On pourrait extrapoler son œuvre, en disant que l’analyse d’une famille, est en fait l’étude du genre humain.

 

Conscient des vices humains, il en fait l’Histoire. Ces récits ne changent pas d’un siècle à l’autre. La nature humaine est immuable. Aussi dans Nana, il lance : « Le sujet philosophique est celui-ci : toute une société se ruant sur le cul. Une meute derrière une chienne qui n'est pas en chaleur et qui se moque des chiens qui la suivent. Le poème des désirs du mâle, le grand levier qui remue le monde. Il n'y a que le cul et la religion. »

 

 

N’est-il pas fantastique de remarquer que ces chiens se ruent, croix, chapelets au cou, langues pendantes sur des chiennes, plus ou moins en chaleur, et ce, entre le bitume, l’acier, le fer, de nos chères villes modernes du XXI eme siècle ?

 

Epra

 

 
 
 
7月31日

Psychédélique Pathétique

 
Extraits hurlant de vérités sur notre putain façon de vivre et de penser..... Tirés du livre Women de Charles Bukowski.
 
 
" Je connaissais plein de femmes. Pourquoi en voulais-je toujours davantage ? Une nouvelle liaison, c'est excitant, mais c'est aussi un rude boulot. Le premier baiser, la première baise, comportent un élément dramatique. Les gens sont intéressants, quand on les rencontre pour la première fois. Ensuite, lentement mais sûrement, tous leurs défauts et leur folie ressortent. Je leur importe de moins en moins ; et ils comptent de moins en moins pour moi." ( p97)
 
"Les relations humaines sont bizarres. J'veux dire, on est avec quelqu'un pendant un certain temps, on mange, on dort, on vit avec cette personne, on l'aime, on lui parle, on sort avec elle, et soudain c'est fini. Suit une brève période où l'on n'est plus avec personne, et puis une autre femme arrive, on mange avec elle, on baise avec elle, et tout ça semble tellement normal, comme si c'était elle qu'on attendait, et vous qu'elle attendait. Seul, je ne me suis jamais senti à ma place, parfois je me sentais bien, mais jamais à ma place." (p 132)
 
" Nous autres serons en sécurité tant que les pauvres n'apprendront pas à fabriquer des bombes atomiques dans leur sous-sol." (p 133)
 
" (...) les animaux aussi avaient une âme. Nous savions tous les trois que c'était dans l'ordre du possible. Par contre, ce que nous ne savions pas, c'était si nous en avions une." (p 231)
 
" Je n'exhibe jamais ma vulgarité. J'attends qu'elle se manifeste d'elle-même." (p219)
 
" S'il se passe un truc moche, on boit pour essayer d'oublier ; s'il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s'il ne se passe rien, on boit pour qu'il se passe quelque chose." (p 225)
 
" L'amour est une sorte de préjugé. J'en ai déjà suffisamment." (p 232)
 
 
6月26日

"Trop, c'est personne"(R.Gary)

 
La solitude paise ! La recherche du bonheur et du partage épuisent ! .... Et on se met à tomber dans les travers, on se met à brasser du vent, à se donner l'illusion de l'Amour.....
 
Merci Emmanuel de m'avoir fait découvrir ce livre de Romain Gary : Clair de Femme
 
Voici un petit extrait :
 
"

"-il y a des mauvaises rencontres; c'est tout. A moi aussi ça m'est arrivé. A toi aussi. Comment envisager le faux du vrai quand on crève de solitude? On rencontre un type, on essaie de le rendre intéressant, on l'invente complètement , on l'habille de qualités des pieds à la tête, on ferme les yeux pour mieux le voir, il essaie de donner le change, vous aussi, s'il est beau et con, on le trouve intelligent, s'il vous trouve conne, il se sent intelligent, s'il remarque que vous avez les seins qui tombent, il vous trouve de la personnalité, si vous commencez à sentir que c'est un plouc, vous vous dites qu'il faut l'aider, s'il est inculte vous en avez assez pour deux, s'il veut faire ça tout le temps, vous vous dites qu'il vous aime, s'il n'est pas très porté la dessus, vous vous dites que ce n'est pas ce qui compte, s'il est radin, c'est parce qu'il a eu une enfance difficile, s'il est mufle, vous vous dites qu'il est nature, et vous continuez à faire des pieds et des mains pour nier l'évidence, alors que ça crève les yeux et c'est ce qu'on appelle les problèmes du couple, le problème du couple, quand il n'est plus possible de s'inventer, l'un l'autre, et alors, c'est le chagrin, la rancune, la haine, les débris que l'on essaie de faire tenir ensemble ou tout simplement parce qu'on préfère être dans la merde que de se retrouver seule."

 

(Dans Clair de femme de Romain Gary)

6月10日

où es tu?

Où es tu ? est le second livre de Marc Lévy. Ce bouquin est fantastique, il m'a bcp marquée....Son auteur utilise de très belles images comme :

 la pluie, est très dangereuse, elle s'immisce partout, une fois qu'elle a tout envahit, elle veut entrer dans ta tête. Il faut te battre contre elle (là il donne l'image de la tristesse). Mais si jamais elle réussit, elle décide de ne rester en toi et s'échappe par tes yeux.... C'est pour cela que ma mère faisait des crepes, elle les faisait sautée, elles restaient collées au plafond et elle me disait : regarde le soleil maintenant....

Il utilise aussi ce fabuleux oxymore tel que :" l'omnipresence de ton absence...."

C'est un auteur que je recommande à tous, ses écrits sont tendres, émouvants, intenses !!!!