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日志


2月17日

Les chroniques d'Artichoux : Cow Cow Chanel

 
 
 
Cow Cow Chanel
 
 
 
 

«  Allo, Artichoux ?

-         Oui…

-         Salut, c’est Nath… Tu fais quoi aujourd’hui ?

-         Hey ! Salut Nath… Eh ! Bien ! J’écris un papier sur les ex dont on a honte. Tu sais les collants, les encombrants, bref ceux à qui on a regretté d’avoir dit « oui ».

-         Ah ! D’accord je vois… Laisse moi deviner, tu parles de Nicolas dans ton article.

-         Ah ! Ah ! Ah ! Oui c’est exact, il faut dire qu’il battait tous les records celui-ci.

-         Je me souviens oui, tu l’avais rencontré en boîte. Au début, il avait invité Mel à danser et elle te l’a refilé… Elle avait dû déjà sentir le coup puant…

-         (rire) Vive les copines ! Elle l’avait trouvé trop laid et comme ce soir là j’étais aussi incandescente qu’une braise, elle s’était dit que je n’y verrai que du feu…. Ce qui a été vrai : Je l’ai laissé m’embarquer… N’empêche, il savait se servir de sa bouche le bougre… Quand il m’embrassait dans le cou et à la naissance des seins, j’avais de ces frissons… Heureusement que l’obscurité des dancings favorise le toucher et non la vue. Cela sauve les rêves des réveils trop brutaux...

-         Comment ça s’était passé par la suite ?

-         (rire)Il croyait qu’on allait vivre LE Grand Amour. Il m’appelait tous les jours, jusqu’à que je lui cède un dîner…au Mc Do. N’est-ce pas so romantique ?! J’étais décidemment trop niaise.

-         C’est pas vrai ? Il a osé t’emmener dans un fast food au premier RDV ?

-         (rire)Bah ! Il faut dire qu’il avait déjà mise sa langue dans ma bouche, il s’est sans doute dit : « pas besoin de sortir le grand jeu, elle est déjà emballé par mon corps sublime… ». Mais attends, le plus drôle reste à venir. Mon Dieu ! Quand j’y repense… Je te raconte, tu vas trop rire…

On s’était donné RDV à 20h au Mc DO, place des croix. J’arrive avant lui. Je déteste attendre les hommes. Non, mais c’est vrai ! Cela devrait toujours être aux hommes à nous accueillir, pas l’inverse. Bref, je sors de ma voiture et au loin, je vois une caisse d’un bleu douteux, qui rugit comme une énervée… Je me disais : « Pourvu que ce ne soit pas lui, je ne veux pas d’un kéké fier de sa carrosserie flamboyante ». Eh ! Bien ! Si ! Le sourire jusqu’aux tempes, il me sort : « T’as vu ma voiture tunning, elle est trop classe hein ? ». Tu connais mon grand désintérêt pour l’automobile, imagine donc ma réponse : elle était sans appel, je susurrai alors dans mon fort intérieur un SOS. Il s’approche afin de m’embrasser et là, j’ai cru m’évanouir tant son odeur était forte. Il puait la vache mélangée à un parfum bon marché. C’était vraiment insupportable. Il aurait quand même pu prendre une douche, zut !

-         Ah ! Ah ! Ah ! Excellent ! Heureusement qu’en boîte l’odeur de la clope masque l’odeur corporelle… Ah ! Ah ! Ah !

-         Ne rigole pas ! C’était vraiment affreux ! En bonne fille que je suis, j’ai essayé de me concentrer sur ce qu’il pouvait le sauver… Eh ! Bien ! Je cherche encore… Le gars a aligné les erreurs pendant tout le repas. J’avais choisi un boulet de choix ! Première erreur : il ne me paie pas le repas. Attends, un Mc Do, ce n’est pas la fin du monde… Tu vas peut-être me dire que c’est dépassé, qu’il faut être une femme moderne mais je tiens à la tradition du « gentleman » et à la femme qui « minaude » le temps d’un dîner. Deuxième erreur : il prétend faire le loveur, convaincu que j’étais sous son charme, c’était d’un pathétique… Il prenait un malin plaisir à me caresser la joue et à me faire sentir son odeur putride. Je n’en pouvais plus. Il avait la conversation d’une huître vide, l’esprit d’un troupeau d’éléphants et une prétention frisant le ridicule. Dieu, bénisse les téléviseurs au Mc Do !!! J’ai passé mon temps à tourner la tête vers la droite. Il fallait bien que je trouve de l’air frais. J’en profitais pour regarder les clips à la TV et m’épargner ses pauvres gestes tendres qui me donnaient envie de vomir. Je ne me remettais face à lui que pour croquer dans mon hamburger et le calmer dans ses ardeurs. J’ai tenu 30 minutes. Après avoir englouti le sandwich, j’ai prétexté un mal de ventre… Mon être me criait « Au secours », entre ces relents frelatés, cet ennui mortel, je me sentais prisonnière d’un vilain crapaud.

-         Ah ! Ah ! Ah ! En tout cas, Mel s’est bien moquée de toi en te refourguant ce prince malodorant. Mais je pense avoir pire que toi…

-         Non ! Ce n’est pas possible !

-         Oh ! Que si ! Je sortais avec un gars depuis une petite semaine, quand il décida de m’amener chez lui pour une nuit torride. Je précise, il n’était pas super futé, m’enfin il était gentil et m’aimait bien. En somme, c’etait le genre d’homme dont tu te sers pour tes besoins et que tu jettes ensuite pour incompatibilité d’humeur. Donc, il me fait entrer chez lui, dans un T2, relativement pourri au rez-de-chaussée. L’appartement n’était pas très propre, ses chats avaient crotté dans la douche… Mais j’avais tellement envie que j’ai passé outre mes maniaqueries de Cendrillon. On s’installe sur le matelas posé au sol et on commence à se caresser. Vingt minutes après, on cogne à la fenêtre. Je me suis : « non, il ne va pas ouvrir, c’est 2h du mat, on est en pleine action etc. ». Que nenni ! Non seulement il se lève, se rhabille et va ouvrir mais il rajoute : « remets tes fringues et ne sors pas ! ». Son comportement était vraiment suspect. Je colle alors mes oreilles à la porte pour les écouter. Il dealait… Putain ! Artichoux ! Il vendait du shit ! Apparemment il fournissait tout le quartier !

-         Nooon ! Comme ça craint ! T’as fait quoi ?

-         Je t’avouerai que je ne savais pas si je devais sortir et me casser ou l’attendre. Dix minutes après je sors de la chambre, dis « bonjour » aux acheteurs et me casse en courrant… Sur la route, je me suis jurée de faire gaffe pour mes prochaines aventures.

-         Ah ! Ah ! Ah ! Cela aurait pu mal tourner, c’est clair ! Bon ! Ok ! T’as gagné ! Le trophée du pire ex t’es décerné… Finalement, on ne vaut pas mieux que nos congénères masculins : prête à tout et surtout avec n’importe qui pour satisfaire nos pulsions sexuelles… C’est dingue ! Les gens sont capables du pire pour quelques instants de bonheur ! Et encore, ce bonheur là peut parfois se réduire au néant si par malchance ton partenaire embrasse comme une méduse incontinente… ».

 

 

Epra

 
 
8月30日

Les Chroniques d'Artichoux : orgasm-box


Chronique D’Artichoux

 

 

ORGASM-BOX

 

« Allôooo

-         Artichoux ? Salut, c’est Mel.

-         Ah ! Salut Mel…

-         Que t’arrive t-il ? T’es malade ?

-         Non non, je suis juste très fatiguée. J’ai passé une nuit de folie !

-         Ah ! Bon ! T’es sortie en boite ?

-         Même pas… J’ai vu Joan, hier, ça y est, il a craqué !!! (rire)

-         (Rire) T’as appliqué le plan à la lettre ? Trop facile de balayer les convictions des hommes quand il s’agit de sexe !

« Alors, heureuse  ? » T’es enfin défrustrée ?

-         (Rire) Ça va ouais !!! Il ne m’a pas laissé le temps de reprendre mon souffle. Ce gars est un Dieu vivant !

-         Oh ! Á ce point ?

-         Oui Mel, à ce point !

-         Attends, tu es entrain de me dire que tu as fait l’amour toute la nuit ?

-         Euh… En fait ça serait plus juste de dire que j’ai joui, toute la nuit !

-         (Rire) Tu es une mythomane, Artichoux, c’est impossible ! Je ne connais aucun mec susceptible physiquement de satisfaire une nana pendant huit heures successives et plus.

-         Hey ! Mais je n’ai pas dit qu’il avait utilisé toutes les fois, son joujou personnel. Les hommes, c’est comme une boîte de chocolats Mel, soit, on en choisit un super bon du premier coup, soit, on prend celui d’un goût douteux… J’ai eu de la chance, Joan est croquant, craquant, il fond sous la langue et une fois que tu l’as en bouche, tu succombes. De plus, pour ne rien gâcher à mon régime, il est 100% biologique, diététique donc ne fait pas grossir !

-         Dis-donc… ! Il faudra que tu me fasses piocher dans ta boîte… J’ai l’impression que la mienne est remplie de vulgaires « crottes » de chocolats.

-         (Rire) Ouais, il n’y a pas de soucis…. Entre copine… On doit s’épauler !

-         Quel est son secret ? Il faut absolument que je présente Joan à mon jules actuel…

-         (Rire) Je pense qu’il aime sincèrement les femmes c’est à dire qu’il les admire et cherche à les satisfaire avant tout. Ceci est relativement rare. Tu vois, ce qui l’excite avant tout, c’est de me voir gémir, me laisser aller entre ses mains. J’ai constaté une chose : il est le seul à vouloir entrer dans mon esprit, dans mes fantasmes voire dans mes perversités pendant l’acte. Cette expérience en devient vraiment troublante car il fouille mon être dans son ensemble : corps et âme. Je n’avais jamais vécu cela auparavant. J’en suis ressortie transformée.

Il peut simplement avec ses doigts et ses paroles t’envoyer dans un autre univers. Tu sors littéralement de toi-même, deviens une autre ;  tes tabous, tes inhibitions s’effacent et tu peux enfin être toi, dans une totale liberté. C’est le pied Mel !

-         Mhum… Tout ceci donne envie…

-         Moui, m’enfin, il abuse de ce don…. Toute la nuit, c’est quand même épuisant. Il ne faut pas abuser des bonnes choses, ensuite le plaisir en devient routinier…. Je risque d’avoir une sale indigestion par la suite.

-         Tu conviendras quand même Artichoux, qu’une bonne indigestion de temps en temps, ça fait du bien par où ça passe…. Cela t’aide à te purger…

-         (Rire) Toi, t’as envie de dévorer des chocolats ! Allez, viens, on va chez Jeff de Bruges voir les nouveaux assortiments. C’est moi qui t’offre la boîte aux plaisirs…

 

Epra

8月25日

Les femmes, de fins stratèges !!

Chronique d’Artichoux : c'est puéril, j'adore !!!

 

 

Les femmes, de fins stratèges !!!

 

 

« Allô, Artichoux ?

-         Mouais…

-         Salut, c’est Mel, comment ça s’passe de ton côté ?

-         Tranquille et toi ?

-         Bien… Euh… En fait pas trop, j’ai besoin de toi !

-         Qu’est ce qu’il t’arrive ?

-         J’ai testé les clubs de rencontres via le net, ça pousse comme de la mauvaise herbe. A chaque page, je trouvais des bannières de pub… J’avais l’impression que ça me poursuivait, du coup, pour rompre le sort je me suis inscrite dans un.

-         Et alors ? Ca marche bien ? T’as rencontré des gars ?

-         Oui, pas mal !!! Malheureusement pour moi, je n’ai pas fait que de bonnes rencontres. Depuis une semaine un boulet veut m’écraser... Au début il avait l’air sympa, pas trop con. Ecoute ! C’est le seul qui n’a pas exigé une photo de moi au bout de cinq minutes de conversation… ! Rarissime sur la toile, du jamais vu, car la première étape à passer est celle du « montre-moi ton corps et ta gueule pour savoir si t’es baisable ou non ! » Bref, j’me suis dit :  « Celui-là, c’est un gars bien  ! » Eh ! Bien ! Non !

Le temps aidant, j’te jure, j’ai pris peur. Laisse tomber Artichoux, il s’est mis en tête que j’étais la femme de sa vie, qu’entre nous c’était le coup de foudre, alors que pas du tout, j’le connais même pas, et lui, non plus d’ailleurs ! Il se crée son histoire tout seul, il extrapole tous mes propos, s’invente même des déclarations ; il croit que je le « kiffe », qu’on va sortir ensemble, qu’on est  « in love »…  Le gars, il est à côté d’ses pompes. Il est lourd Artichoux, il est lourd !!!   A ce stade, on ne parle plus de boulet mais d’enclume ! Alors, même si je mets les points sur les « i », il ne comprend rien, il persiste à croire que je suis séduite par son charme vaporeux… J’en peux plus !

-         Bah, bloque-le s’il te saoule !

-         Je voudrai bien, mais impossible, cela ne suffit pas, il me harcèle sur mes mails, au téléphone, bref je vis un enfer… Si je t’appelle, c’est parce qu’il m’a lancé un ultimatum ; On se voit une fois – il est certain que je ne résisterai pas à son charisme de blaireau- et ensuite il me l’a promis, il me laisse en paix, si je ne craque pas. J’ai accepté pour retrouver ma liberté. Voilà le « deal » Artichoux : On a RDV à 14h, place de la mairie, là je vais l’amener au café des chaînes. Je ne pourrai pas le supporter bien longtemps, alors  dix minutes après tu me téléphones. Là, j’te dis que je suis avec un ami, blablabla, ça fera écouler un peu de temps avant que tu te pointes.

A 14h15, Artichoux, tu es devant notre table et tu nous dis : « Ah ! C‘est dingue le hasard, ça fait longtemps Mel, que je ne t’ai pas vu !!! »  Le tour est joué, je t’installe près de moi et ne subirai pas seule les assauts d’une limace vénéneuse.

-         (rire) Mhum, si tu veux, mais pourquoi tu ne lui dis pas que t’as un imprévu… ?

-         Je suis coincée, on a fixé cette heure, précisément, car il voulait être sûr que l’on profite l’un de l’autre. C’est un psychopathe, il a tout prévu ! Là, ton appel fait spontané et ta visite aussi… totalement impromptues. Il ne peut rien me dire ; on s’est vu, j’étais avec lui, et pour le coup, avec ma superwoman aussi, donc toutes les conditions y étaient. Après ce feu d’artifice mouillé qui n’aura pas lieu entre lui et moi, il me laissera  tranquille.

-         (rire) Ok je vois…. Tu peux compter sur moi, mais c’est à charge de revanche ! Tiens, à ce propos, j’ai aussi un service à te demander.

-         Oui, lequel ?

-         Demain soir je vois Joan,  je compte bien lui faire tourner la tête. Je veux qu’il cède et le mettre dans mon lit par la suite ! Le « hic », c’est qu’il se méfie de lui-même et évite tout contact pernicieux avec moi. Comment faire ?

-         Pff !! Trop simple ! Tu sais Artichoux, il reste un homme, et même s’ils ont de la volonté, tu peux facilement la balayer ! Première étape : Ne joue pas la femme coquine, tu risques de lui faire peur. Il faut y aller doucement. Pendant le repas, sois attentive, joue à la femme-enfant ; innocente, naïve, souriante, minaude un peu… Il doit avoir l’impression de contrôler la situation... Laisse-le s’engloutir dans sa propre illusion et mène-le à sa propre perte. Deuxième étape : A la fin du repas, il sera totalement détendu et c’est là qu’intervient la femme fatale, prête à lui insuffler  mille désirs… Bon ! Là ! Je ne m’inquiète pas trop, tu sauras l’attaquer !

-         Et après… ?

-         Bah ! Tu le fais exprès ?! Une fois qu’il est à point, qu’il en peut plus, tu le rassures (troisième étape) et discrètement tu le ramènes chez toi…. Et on n’en parle plus ! C’est vraiment super simple… Il paraît que les hommes pensent au sexe toutes les 30 secondes, il suffit que tu réveilles en lui quelques phantasmes et le voilà à tes pieds !!!

-         (rire) T’es une vraie calculatrice, c’est dingue !… On se demande bien pourquoi se sont toujours les hommes, en temps de guerres, qui inventent les stratagèmes ? On est bien meilleure qu’eux !!!!

 

Epra

8月21日

TROP DE MECS, TROP D'EMMERDES !!!

Les Chroniques d'Artichoux, sont des histoires de filles : compliquées, parfois miévreuses, pimentées, savoureuses, crues, et aussi philosophiques...Bref les femmes dans tous leurs états... !!!


TROP D’MECS, TROP D’EMMERDES !

 

 

" Allô… !

-         Salut, Mel c’est Artichoux, tu vas bien ?

-         Oui et toi, quoi de neuf ?

-         Pfff ! Moi c’est la panique sentimentale, le bateau est entrain d’échouer.

Il y a quelques mois de cela, je suis sortie avec un gars, c’était un truc de dingue Mel. Ensemble on a tout vécu ; les embrouilles, les crises d’hystéries, les feux d’artifices, l’abandon total pour l’autre…. Le genre de chose qui te fait croire que tout est possible voire à l’inverse impossible, tellement qu’ c’est énorme… J’ai toujours cru, tu sais, à ce mythe de l’androgyne, à ce temps où l’homme et la femme ne faisaient qu’une et seule même personne. Et les Dieux, jaloux de leur unicité, décidèrent de les séparer et depuis ce jour ils passent leur vie à se retrouver… Eh ! Bien ! Voilà, Joan, était… est ma moitié…. Et cette moitié tout comme moi, est perturbée, instable, bref il a préféré rompre avec moi… C’est étrange, tu vois car paradoxalement je ne l’ai pas mal vécu, j’ai cette sensation au fond de moi que l’on va se retrouver, que c’est juste une étape. Notre séparation n’est qu’une parenthèse dans nos vies de chercheurs d’âmes. Je sais que c’est LUI et de toute façon on ne peut échapper à son double, n’est ce pas ? ….

-         Mouais, si tu le dis… Donc je suppose te connaissant qu’t’as comblé ta parenthèse. Raconte !

-         Bah… ! J’ai rencontré un homme trop intéressant : Baptiste. On a beaucoup discuté, échangé nos points de vue… Mais voilà, lui, a déjà trouvé sa moitié, donc ce n’est que platonique. Laisse tomber Mel, il a une voix qui te fais chavirer tellement elle est mielleuse, envoûtante et pour ne rien gâcher à l’histoire, il utilise  les mots justes, ceux que tu souhaites entendre, c’est impressionnant ! …. Il a un potentiel  sensuel si élevé que t’as envie de lui dire : « Avec toi, c’est quand tu veux, où tu veux ».

-         (Rire) A ce point ?! Il doit être canon alors ?

-         Non, physiquement, il est des plus banals, mais le moins que l’on puisse dire c’est qu’il sait se servir de ses atouts… Des gars avec une telle façon de penser, aussi personnelle et libre tu n’en croises pas tous les jours au supermarché… Et dieu sait que j’ai cherché scrupuleusement dans tous les rayons.

Mais voilà, il n’était pas pour moi, donc j’ai changé de fournisseur et suis partie au marché bio.

-         Ahahahah ! Si les hommes t’entendaient parler d’eux… et alors tu as fait ton choix sur quel produit ?

-         Attends ! Eux, ils ne se gênent pas pour nous traiter comme des poules… Je reste dans leur humour (rire) !

 Donc moi, je me suis attardée sur un produit très frais… Jeune, beau gosse, séducteur, le genre de mec qui plait aux adolescentes en quête de prince charmant, tu vois le genre ?

-         Ouais, tout à fait… Et tu sors avec lui là ou depuis tu as croqué un autre fruit ?

-         Non, non, je suis avec lui, mais bon… Je doute. Bon c’est clair, il est bien ; intelligent, cultivé, sincère, je peux compter sur lui, quand il dit quelque chose les actes suivent etc

-         B’alors ?? Qu’est ce qui te retient ?

-         Le manque de folie ! Je suis sortie avec lui, parce qu’il me donnait ce que je recherchais à un moment précis : une relation saine basée sur la platitude des sentiments… Aussi ennuyeuse qu’une messe dominicale, mais néanmoins apaisante. Pas de coup de sang, pas d’inquiétudes, pas de fougue, pas de passion, RIEN. Notre relation est comparable à une goutte glissant sur un pare-brise ; lisse, prosaïque et sans saveur… Mais je sais qu’il ne me trompera pas dans ses mots, dans ses gestes, c’est un oiseau blessé par l’Amour et moi un papillon dont les ailes sont clouées au passé. Tu penses que je devrai lui dire tout ça ?

-         Ecoute Artichoux, le plus important c’est de savoir où toi tu te situes dans tes histoires ! Il t’apporte quelque chose….Euh, comment il s’appelle ?

-         Eric. Non, rien mise à part une présence masculine dans mon portable et dans mon lit… Surtout que je n’arrête pas de penser à Joan et à Baptiste avec qui je garde contact.

-         Hum ! Si je résume la situation, tu aimes Joan, tu sors avec Éric et tu phantasmes sur Baptiste, c’est ça ?!!!

-         (rire) On peut le voir comme ça ouais… Dans tout les cas, cela me perturbe trop, je ne sais plus quoi faire. J’ai l’impression d’être une manipulatrice, cachant ses émotions à l’autre mais surtout à moi-même. Je n’arrête pas de me remettre en question, encore et encore, ça m’épuise… Tu ferais quoi à ma place, Mel ?

-         Ce que je ferai à ta place ? Je zapperai de ma vie ces trois emmerdeurs et j’irai dans un hard discount me trouver le quatrième.

-         (rire) Mais qui a bien pu dire, que les femmes étaient compliquées ???? !!!! "

 

Epra